Camille a des mots

Ce blog est le fourre tout d'une CAmille de Paris mais aussi un peu d'ailleurs....J'écris mes histoires, donne mes avis, partage des infos et des bons plans ... Enfin, je blablate quoi.... Il est de coutume de laisser une citation? Celle qui me guide :

10 octobre 2007

Mercenaires : chapitre VII.

Voilà la suite puisqu'on me l'a réclamée... Enfin, 1 personne. Mais comme dirait Alexiane, 1/50, c'est déjà pas mal !! A vrai dire, je trouve pas cette partie très bien écrite, non pas que je sois une star de la plume d'habitude, mais là, ça bloque. Alors vous pouvez critiquer MAIS surtout, dans ce cas PROPOSER une alternative. MERCI.

Un enfant d’une douzaine d’années apparu au bas de l’escalier. La mère vivait dans un bâtiment éloigné de celui du mari. Normalement, l’enfant vivait avec elle. Ce soir là, il avait du changer son habitude. Marie et Franck étaient consternés. Ils regardaient fixement l’enfant tout en gardant leur emprise sur le père.

Il s’approchait, on ne lisait aucune crainte sur son visage, aucune peur dans son regard. Il se mit à parler, moitié allemand, moitié espagnol. Ces paroles n’étaient pas très cohérentes. Il invectivait. Franck et Marie comprirent qu’ils ne pouvaient se permettre de tuer le grand homme qu’est son père, plus grand encore qu’Hitler, car lui réussirait là où l’autre avait échoué.  Ses yeux reflétaient la colère, la détermination, l’assurance mais surtout, la folie. C’est alors que, soudain, il sorti une arme. Ni Franck, ni Marie ne l’avaient détecté jusqu’alors. Ils se concertèrent d’un regard et en un quart de seconde tout s’enchaîna très vite. Franck bondit sur l’enfant et le poignarda en plein cœur. Un coup de feu parti et atteignit Marie au mollet. Son geste pour trancher la gorge de l’homme en fut altéré et il commença à s’enfuir. Franck rattrapa l’homme qui avait encore la force de se débattre et lui assigna deux coups de couteau.

Ils ne s’attardèrent pas à contempler le carnage. Jamais ils n’avaient eu à tuer un enfant. Jamais ils n’avaient perdu ainsi le contrôle d’une mission. Seul leur plan de fuite se déroula comme prévu : ils récupérèrent deux chevaux et s’enfuirent. Lancés à plein galop à travers les champs, ils fuyaient l’horreur de la scène qu’ils venaient de vivre. Les images de cet enfants, si jeune et si diabolique, les hantaient. Car, au final, ce n’était pas d’avoir du le tuer qui les traumatisaient le plus, mais plutôt l’impression d’avoir véritablement rencontré l’horreur dans sa plus simple expression : une douzaine d’année avait suffit aux parents pour rendre cet enfant monstrueux, une folie pure émanait de lui et son regard était machiavélique. L’enfant incarnait la méchanceté à l’état brut.

Marie et Franck fuyaient plus qu’ils ne voyageaient vers le Mexique. Ils ne reparlèrent plus de cet épisode comme pour l’oublier définitivement. Ils s’installèrent dans une petite maison et restèrent replier sur eux-mêmes durant quelques temps. Ni l’un ni l’autre n’avaient encore osé aborder le sujet leur avenir. Puis, un  jour où Marie était sur la terrasse en train de graisser les cuirs, Franck arriva et lui dit qu’il avait eu vent d’une mission possible. Il l’interrogea plus profondément du regard, lui, n’était pas sûr de vouloir continuer mais il avait besoin d’elle, de son avis, de son accord. Marie posa le pot de graisse et s’essuya les mains sur un chiffon. Elle se leva, s’approcha de Franck et lui mit les bras autours du cou. En le regardant droit dans les yeux, elle lui dit qu’ils arrêtaient, fini de courir. Et elle lui glissa à l’oreille :

Je suis enceinte.



Epilogue

Quelques mois plus tard est née la maman de Célia. Ils quittèrent le Mexique pour s’installer en Martinique qui venait d’acquérir le statut de département français. Marie était heureuse de pouvoir reparler sa langue natale. Ils ne gardèrent aucun lien avec le continent sud américain, hormis l’espagnol qui étaient la langue qu’ils continuaient à parler entre eux et qu’ils enseignèrent donc à leurs enfants. La suite de leur existence fut fort paisible. Et Célia était bien  la seule à croire à cette histoire de mercenaire…
 

 

FIN

Posté par Dik Dik à 07:42 - Petites histoires du lundi - Commentaires [6] - Permalien [#]

Commentaires

    Ben moi j'aime bien. C'est vrai que tu aurais pu développer un peu, mais cela reste une nouvelle non un roman, donc j'aime bien!

    PS: cela fait plusieurs jours que je venais pour voir la suite, c'est seulement hier que je me suis "décidée" à demander

    Posté par Sandrine, 12 octobre 2007 à 10:20
  • Oui, c'est vrai c'est une nouvelle. Elle pourrait être améliorée, en même temps, suis pas une pro non plus !! Ca me fait plaisir ce que tu dis, c'est très encourageant. En deux semaines de vacances, j'espère avoir le temps et l'inspiration d'en écrire une autre !! A bientôt Sandrine !!

    Posté par Camille, 12 octobre 2007 à 10:27
  • du remou !!

    et bien !! encore mieux qu'un roman de Fred Vargas !! ce couple en perdition mérite qu'on les suive de très près !!!! une histoire attrayante chère Camille !!

    PS: pourquoi ne mets tu point d'illustrations ?

    Posté par jean-philippe, 12 octobre 2007 à 16:41
  • Que de fleurs Jean-Philippe !! Fred Vargas, mon idole.... Alors? Tu as suivi tout les épisodes? Je vais le mettre en pdf pour qu'on puisse tout relire d'un coup... DEs illustrations? Mais, je ne sais pas dessiner !!!!

    Posté par Camille, 12 octobre 2007 à 16:55
  • Se pas mal, Camille si ta besoin de conseill purement techniques, je suis pret a te aider......

    Posté par Vanja, 13 octobre 2007 à 08:50
  • Merci Vanja, si je retravaille l'histoire, je ferai appel à toi pour que ça soit plus réaliste alors !!

    Posté par Camille, 13 octobre 2007 à 11:23

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