Camille a des mots

Ce blog est le fourre tout d'une CAmille de Paris mais aussi un peu d'ailleurs....J'écris mes histoires, donne mes avis, partage des infos et des bons plans ... Enfin, je blablate quoi.... Il est de coutume de laisser une citation? Celle qui me guide :

03 janvier 2008

LE LUXE M'ATTENDAIT QUELQUE PART....

DSCF2814Je lui ai murmuré à l’oreille « J’ai un rêve ».

« Exhaussons-le » m’a-t-il répondu « Je suis partant ».
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Alors sac au dos et fers aux pieds, nous avons parcouru un joli chemin à travers Madinina.

De Carrère à Val d’Or. Routes de campagne. Cannes à sucre. Banane. Des mornes. Des mornes. La mer.  Une montagne. Une carrière. La côte. Escarpée. La mangrove. La plage….

DSCF2483Nous quittons ta maison. Tu regardes les Pur-Sang. Tu t’inquiètes. Finalement tu veux rentrer. Je t’explique. Au loin la ville. Devant nous les cannes et les bananes appellent un galop. Tu fonces.  TuDSCF2337 fuis ou tu avales ton chemin ? Tu t’amuses. Simplement.  Route de campagne pleine de souvenirs. L’Africaine et l’Antillaise. Toujours prêtes à me suivre quand me prenait l’envie de courir. Aujourd’hui pétries de rhumatisme, c’est à l’ombre de la terrasse qu’elles siestent.  Nous y voici d’ailleurs à cette terrasse. Je t’installe dans le jardin. Tu me cherches et tu appelles. C’est Noël. Je dormirai près de toi. Sous la lune.

DSCF2410Petit déjeuner de fête et on part en fanfare. Derrière nous les grands-parents, font des signes. Devant, mon père, mon oncle. A nos côtés, ma tante.

Autre lieu de ma jeunesse. A mes oreilles raisonnent les galopades des chiennes. Les rires. Les cris. Les discussions avec ma copine Marion. Le barrage. Les chiens qui aboient. La course jusqu’à la clôture. Franchissement. Goûter au bord de l’eau. Presque rien n’a changé. On continue et les souvenirs s’estompent. Traversée de quartier. Un terrain de sport. Une école. Puis la forêt.

UnDSCF2569 geste de la main et nous continuons seuls notre chemin. Silence de ce 25 décembre. De ce lendemain de fête. La musique de tes sabots sur le macadam.  Une rivière. Tu descends mettre les pieds dans l’eau. Tu bois longuement l’eau fraîche. Et on repars. Mascarasse. Une grande montée. Une grande descente. Je suis à tes côtés. Tu DSCF2687voudrais soulager tes membres. Je t’explique comment. Tu apprends. Tout est si nouveau pour toi. Tu es enthousiaste. Tu apprends.

La pause. Tu la prends comme une impose. Tu manges dans mon repas pour passer le temps. Mais déjà l’envie de repartir te démange. Je cède. Une bananeraie nous offre un grand galop. Oreilles pointées, tu avales le chemin avec bonheur. J’en casse une étrivière. Bonne pour une soirée couture. Derniers galops dans les bananes et nous arrivons.DSCF2513 Cap-Est. Les bungalows. Là, tu acceptes la sieste que tu partages avec moi. Puis je te dis « Viens, on va aller voir la mer ». Papy et Mamy nous accompagnent, encore si surpris que tu passes la nuit parmi nous. L’eau. Tu regardes cette petite vague. Tu hésites. Un danger ? Des enfants traversent, tu acceptes alors d’y mettre les pieds. Je te guide. Tu commences à t’amuser. Tu bats des pieds. Tu te roules. L’eau de mer te fait du bien. Journée heureuse. Soirée tranquille.

DSCF2621Aujourd’hui, passage obligé dans les terres avant de rejoindre la mer. Montagne du Vauclin. Autrement dit, un enchaînement sans fin deDSCF2624 montées et de descentes. Etonnement des habitants. Admiration. Rires. Encouragements. Bavardages en bord de route. Certains voudraient même t’avoir pour eux. Refus. C’est avec moi que tu voyages. Arrêt à l’ombre d’un arbre. Pique-nique et sieste ; et on repart. Le soleil est haut. Chaud. Je le sens qui tape sur ma nuque. Le Vauclin en vue. La carrière. Une barrière. Nous passerons par les éoliennes. Celles que tu regarderas du coin de l’œil. Ces grandes pâles. Rien qui vaille. Nous croiserons trois ânes curieux. Ils DSCF2639se pressent au grillage. Pour un peu te suivraient. Tu croises leurs regards et continues ton chemin.  La route commence à te paraître longue. Enfin on arrive. Accueil à bras ouverts. Discussions. Partage des expériences. Même amour des chevaux. Tu te reposes dans ton corral. Moi dans mon hamac.

DSCF2673S’étend devant nous, la plage. Tu n’aimes pas trop les vagues. Pour toi c’est dans l’eau ou sur le chemin. Le galop dans le sable, c’est moyen. Pourtant tu y vas. Tu acceptes de me suivre. DeDSCF2701 m’emmener jusqu’au cœur. Là, tu craques, tu rechignes,  tu cherches le chemin. Disputes. Désaccord que tu ignores superbement. Je prends le chemin. Je me trompe. On s’accroche dans les arbres. J’ai peur. Les rochers. Pour toi. Mais malgré ton agacement, tu me suis, tu m’écoutes. Je t’admire. Je retrouve le chemin.

Une plage. Une pause. Etre attaché t’agace. Peur de l’abandon? Je te distrais. Tu t’amuses un peu dans le sable. Attraction. Tu DSCF2773l’ignores, ou tu le feins, mais tu es beau.  Le monde vient te voir. Voudrait te parler. Te toucher. La beauté est toujours intimidante. Discrètement, tu gardes tes distances. Et moi, je suis fière d’être celle qui est à tes côtés. 

Enfin nous repartons. Accompagnés cette fois. Mon oncle et ma tante. Ma mère nous rejoindra plus tard.DSCF2760 Une route. La mangrove. A nouveau la mer. Quittée pour peu de temps, avouons-le. La côte. La caillasse. Les rochers. Les ravages de Dean. Ton courage. Tu passes. Tu me fais confiance. Tu franchis les obstacles. Sans rien dire.  L’admiration se lit dans les yeux des autres. Je t’encourage. Je DSCF2784te parle. Tu m’écoutes. Parfois tu t’arrêtes. Prendre le temps de regarder la mer. Le vent dans la crinière. C’est doux ; c’est bon. Le soleil n’est pas trop fort. La route continue. Et se termine dans un hamac au bord de la mer. La famille. Le repas. Nos jeux. Nos rires. Tout ça t’apaise. Tu te reposes de la journée. Je m’endors tranquille. Tu veilles. DSCF2792

Impromptue, la pluie. Je me protège. Je bondis hors du hamac lorsque m'atteind un serpent d’eau glacée. Et toi, stoïque, dos au vent. Puis, aussi soudainement, tout s’arrête et le soleil se lève. C’est beau un soleil qui se lève sur la mer.

DSCF2794Café. Thé. Brioches. Confiture. Miel. Opulence du petit déjeuner. Réconforter le réveil. On se prépare et on repart.  Ma mère nous accompagne cette fois. Ce chemin. Une autoroute. Un sol agréable sousDSCF2832 les pieds. Variation des paysages. Les près. L’herbe haute. Jaune. Sèche. Qui cache la verte. Des vaches dedans. Majestueuses. Elles nous regardent. Une lueur d’envie dans les yeux noirs. Une crique. Eau turquoise. Tu acceptes d’y marcher. En riant, je te traite de délicat. Tu m’offres un galop. Léger. Plein d’embruns. Mains posées. Laisser-aller. DSCF2881

De crique en crique,  on passe le cap et on s’engage dans la mangrove. Toujours étrange que ce paysage fait d’arbres aux racines immenses. DSCF2908Les pieds dans l’eau, ils songent. Gardiens des matoutous et  autre faune, ils n’envient pas la terre ferme. Petit monde à part. Impose le silence. On traverse. Privilégiés vivants, protégés.

Nous atteignons le long chemin de pierres. Propriété de chasse. Rencontre avecDSCF2940 les champs. Les pique-bœufs. Déjà au loin la petite route. La dernière. C’est sous une pluie battante que nous la parcourons. Au bout, le camion nous attend. Celui qui nous ramène à la maison. Bonheur d’avoir été voyageurs. Tu es heureux de rentrer aussi. Je te parle. Te caresse. Te soigne. Te remercie. Nous allons dormir.

Cinq jours, c’est court. Mais intense. Beau. Cinq jours de complicité. De bavardages muets. D’écoute mutuelle attentive. De confiance. De rencontres. De paysage. Cinq jours de voyage. Cinq jours pour mieux se connaître .  Cinq jours de bonheur.

Merci d’avoir exhausser mon rêve, Poney Magique…..

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Le luxe,
Ce sont les étoiles.
Ah oui. Mais lesquelles ?

Posté par LMofH à 12:14 - Voyages, voyages - Commentaires [11] - Permalien [#]

Commentaires

  • raaa

    énorme ce périple à cheval/poney!
    tu es superbe sur les photos en plus, manque plus qu'une petite musique issue de la bo d'"il murmurait à l'oreille des chevaux" !

    Posté par Emi, 03 janvier 2008 à 19:18
  • magnifique !

    tu commences merveilleusement bien l'année ! je te souhaite du bonheur et de la joie à n'en plus finir et tout ce que tu mérites pour 2008 !!!

    ah !! quelle périple ! tu nous enchantes tu sais !!
    allez hue !!

    Posté par jean-philippe, 03 janvier 2008 à 22:58
  • C'est bien d'un poney qu'il s'agit !! Un poney merveilleux, le meilleur en fait, tu l'auras bien compris Emi !!

    C'est un rêve que je réalise là, Jean-Philippe alors j'apprécie encore plus mon escapade !! Le retour à Paris s'est fait avec de belles images plein la tête !!

    Posté par Camille, 03 janvier 2008 à 23:57
  • l'année commence bien pour toi, non?

    Posté par fanette, 04 janvier 2008 à 10:22
  • Disons que 2007 s'est surtout bien terminée !!

    Posté par Camille, 04 janvier 2008 à 10:24
  • Qu'elle sublime billet !!! Ton Poney magique a bien exaucé ton voeu....

    Posté par Lily La Méchante, 04 janvier 2008 à 13:11
  • Merci Lily !! Oui, c'est un poney merveilleux, que je remercie beaucoup !! Quelle chance j'ai !!

    Posté par Camille, 04 janvier 2008 à 15:15
  • Ca fait rever!!!!

    J'adore!!!! Non seulement ca fait rever ces 5 jours a poney a travers la martinique mais en plus t'arrives a nous faire revivre cette aventure chargée en émotions avec tant de ... je sais pas quoi ... de complicité, de reves, etc.

    Un seul mot a dire: J'ADORE!!!!

    Posté par Julietta, 06 janvier 2008 à 20:42
  • Merci ma Julietta !!

    Posté par Camille, 06 janvier 2008 à 20:47
  • J'm'en remets pas...
    Je viens de me rendre compte que tu avais des seins...
    J'avais jamais remarqué ça en vrai !
    Pourquoi que tu mets pas des décolletés quand tu me vois ?
    J'vais me vexer la vérité.

    Posté par Sonia, MISS BLOG, 13 janvier 2008 à 21:35
  • Tu veux voir mes seins? Oui, j'en ai, pas autant que toi mais j'en ai quand même.... Mais, j'en mets jamais des décolletés !!

    Posté par Camille, 14 janvier 2008 à 10:14

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