Camille a des mots

Ce blog est le fourre tout d'une CAmille de Paris mais aussi un peu d'ailleurs....J'écris mes histoires, donne mes avis, partage des infos et des bons plans ... Enfin, je blablate quoi.... Il est de coutume de laisser une citation? Celle qui me guide :

20 février 2008

Voyage à Venise

imagesEt pas en amoureux.... Comment dire, en fait, nous étions une vingtaine.... C'est grâce à la peinture d'Emi que je me suis souvenue de cette histoire....

Nous étions donc tranquillement installés dans notre stand à la Fiera Cavalli de Verona (le plus beau salon du cheval au monde à mon humble avis) repus de notre buffet* de midi, l'oeil morne mais néanmoins à l'affut du client.... Soudain, JP., peut-être dans l'optique de dissiper le stress ambiant, s'écrit : "On mange où ce soir?". Et A. de lui répondre "Toi, je ne sais pas mais nous on va à Venise, tiens, Camille, il faut que vous veniez avec nous" (Vous remarquez donc que si je n'ai pas vraiment le choix et si je suis généralement la dernière prévenue, je suis malgré tout de tous les bons plans...).

Là-dessus, JP. se renfrogne de la réponse aimable de son ami, mais JP. on le connaît il n'est pas rancunier pour deux sous, par contre, il est collant, oui, très collant. Et bavard.

Autrement dit, alors que nous devrions être 5 à partir tranquillement pour Venise, nous nous sommes retrouvés 500 en arrivant au port une vingtaine....images_1

Venise, c'est tout de même à une centaine de kilomètres de Verona. Mais vaillamment, on est parti. Et pour ne pas faire les choses à moitié, je suis dans la voiture où se trouve JP., d'ici que j'aurai peur de manquer quelque chose! Comme promis, je n'ai pas été déçue du voyage.....

"Je connais un parking et en plus, d'en haut on a une superbe vue sur Venise" s'écrit JP. P. entre donc dans le parking et le gardien lui dit "First floor". Donc on monte au 8ème. Et le gardien hurle "First floor connards de Français !!" Il faut dire qu'en Italie du Nord, ils ne sont pas commodes les gars, je ne sais pas, un petit côté germanique peut-être.... Bien sûr, arrivés en haut on ne voit rien, la faute au brouillard.... On est quand même au mois de novembre.

Bref, on finit par sortir du parking, par retrouver le reste de la troupe (Il fallait au moins une voiture qui se perde) et nous voilà, à pied dans Venise. Enfin!

images_2"Et maintenant, on mange où?" Il est donc 21h passées, il fait froid, on est 20 et bien sûr, nous n'avons pas de réservation.... Je vous la fait courte et je vous sors du grand, du lourd, à savoir que nous avons mangé dans un restaurant chinois !! Je sais, c'est pathétique....

Le gueuleton engloutit, on décide qu'on est pas venu pour rien et qu'il faut voir Venise. On s'engouffre dans les ruelles, on suit les indications jusqu'à la Plaza San Marco.... Soudain, ma copine M. s'écrit "Il m'en manque 4 !!". Oui, quatre Percheron manquent à l'appel. On se recompte, il y a bien les Selle-Français, les Comtois, les Ardennais même certains ONC (Origine non constatée) mais plus de Percheron.... Pas de place San Marco non plus ! Enfin, elle est là mais vachement bien planquée sous le brouillard....2006_1026MondialPercheron0065

JP. décidé qu'on doit absolument prendre le Vaporetto, une espèce de barge qui doit nous ramener au parking. On paye une fortune pour le rafio, on monte à bord, une chance, c'est le dernier. On est pendu au portable et on guide M. qui a retrouvé sa troupe et qui va donc prendre le bateau en route. Ils arrivent au galop, vite, vite, il est moins une, nous allions repartir, manquerait plus qu'un Percheron à l'eau....

Enfin le parking. Là, on se dit que l'histoire est terminée, enfin la voiture et bientôt le lit.

Tu plaisantes mon ami.

Que nenni.

L'aventure n'est pas finie.

Déjà, P. a oublié le ticket de parking dans la voiture. Et autant te dire qu'après le coup de tout à l'heure, Alfonso n'est pas prêt de nous croire même si ce con nous a parfaitement reconnu. Après nous avoir fait poireauter un bon quart d'heure, il décide que c'est possible. P. va récupérer la caisse et c'est reparti pour Verona.

"Heu, c'est maintenant qu'on meure?" Je demande.

images_3Il est une heure du mat', il fait un brouillard à en faire pâlir de jalousie un gentleman anglais et P. conduit comme un malade sur l'autoroute, il colle les autres voitures, double, accélère, ralentit.... Et 100 kilomètres, dans ces cas là, ça peut paraître long. Très, très long. Quand je vois Verona, je n'en crois pas mes yeux. Je suis soulagée, je n'ai jamais eu aussi peur en voiture.

J'épargne le bordel pour regagner mon hôtel. Ce soir là, je me suis écroulée sans demander mon reste.

Et je ne suis jamais retournée à Venise....

_________

* Il faudra absolument que je fasse un post sur ces buffets, enfin surtout sur celui qui les fait !!

Posté par LMofH à 08:10 - Un job d'enfer - Commentaires [4] - Permalien [#]

Commentaires

  • Ne dit-on pas justement : voir Venise... et mourir?

    Posté par Laure, 20 février 2008 à 10:29
  • Ah oui, peut-être bien..... Ben crois moi, j'y ai presque cru !!

    Posté par Camille, 20 février 2008 à 11:34
  • l'Aventura

    ah !! Venise ! ses gondoles , ses pigeons ,sa place st Marc et ..tes multiples aventures rocambolesques ..ah !! bravo Camille tout cela est bien raconté !!

    PS : une surprise musicale t'attend chez moi !

    Posté par jean-philippe, 20 février 2008 à 23:56
  • Une surprise?! J'adore les surprises !! J'y cours !!

    Posté par Camille, 20 février 2008 à 23:58

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